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Mon projet étape par étape

La réalisation d’un projet géothermique, quelle que soit son ampleur, nécessite de suivre certaines étapes essentielles. L’estimation des besoins énergétiques du bâtiment et du potentiel géothermique du sous-sol sont ainsi le point de départ de tout nouveau projet géothermique. Une installation et une maintenance des équipements par des professionnels qualifiés sont également un gage de réussite.

Etapes à suivre pour l’installation d’un système géothermique

1. Estimer les besoins énergétiques du bâtiment et le potentiel géothermique du sous-sol 

L’évaluation précise des besoins énergétiques du bâtiment et du potentiel géothermique du sous-sol permet tout d’abord de choisir le type de système géothermique à installer. Ensuite, c’est ce qui permettra également de le dimensionner correctement, c’est-à-dire déterminer la puissance de la pompe à chaleur ainsi que la profondeur et le nombre de sondes géothermiques ou de puits géothermiques dans le cas des systèmes verticaux de faible profondeur. 

Cette étape est primordiale, car c’est l’adéquation entre les besoins énergétiques, le potentiel du sous-sol et le dimensionnement qui garantit un coût d’installation limité. Elle permet également d’optimiser les coûts de fonctionnement de la pompe à chaleur en évitant l’épuisement du réservoir de chaleur dans le sous-sol, ce qui diminuerait son coefficient de performance.

Pour cela, il est fortement recommandé de faire appel à des professionnels qualifiés (bureau d’étude, foreur, chauffagiste). En particulier, dans le cas d’un projet pour un habitat collectif ou un bâtiment à usage tertiaire, il est indispensable de faire appel à un bureau d’étude spécialisé en géothermie vu la complexité du dimensionnement. 

Besoins énergétique du bâtiment

Un chauffagiste compétent pourra réaliser l’évaluation des besoins énergétiques du bâtiment. Toutefois des informations et documents se référant à la certification PEB peuvent s’avérer très utiles, comme ceux proposés par  Bruxelles Environnement:
http://www.environnement.brussels/thematiques/batiment/la-performance-energetique-des-batiments-peb 

Potentiel géothermique du sous-sol de Bruxelles

Pour connaitre le potentiel géothermique du sous-sol de Bruxelles, il est essentiel d’avoir une bonne connaissance de la géologie du site.

Pour les installations géothermiques peu profondes de type systèmes fermés (sondes géothermiques verticales), la conductivité thermique du sous-sol est un des paramètres clef et celle-ci dépend des types de sols et de roches traversées par le forage. Par exemple, la conductivité est généralement plus élevée dans les grès que dans les horizons sablo-argileux et elle augmente avec la présence d’eau.

Pour les installations géothermiques peu profondes de type systèmes ouverts (puits géothermiques), les propriétés hydrauliques de l’aquifère (perméabilité, épaisseur de l’aquifère) dans lequel l’eau est pompée sont à prendre en compte.

A terme, un outil cartographique du potentiel géothermique du sous-sol de la Région de Bruxelles-Capitale sera développé dans le cadre du projet Brugeo. Il sera disponible sur ce site internet. Il fournira une information essentielle à tous les futurs porteurs de projet et installateurs. 

Pour le moment, il est possible de consulter l’outil développé par le Centre Scientifique et Technique de la Construction (CSTC) pour la Flandre (uniquement en néerlandais) dans le cadre du projet SmartGeotherm. Il permet d’obtenir une première estimation du potentiel géothermique pour Bruxelles :
http://www.smartgeotherm.be/geothermische-screeningstool 

Une demande d’informations des données géologiques et du potentiel géothermique du sous-sol de la Région de Bruxelles-Capitale peut en outre être réalisée auprès du Service Géologique de Belgique.
https://www.naturalsciences.be/en/science/do/25 

2. Choisir son système géothermique

Le type de système géothermique à sélectionner dépend de nombreux facteurs :

  • Le type de bâtiments : résidentiel unifamilial ou collectif, bâtiment industriel ou tertiaire
  • Les besoins énergétiques du bâtiment : puissance nécessaire ; chauffage et/ou refroidissement
  • Rénovation ou nouvelle construction
  • La localisation du bâtiment : accessibilité du site pour les machines de forage, espace disponible au sol
  • Les conditions géologiques du site: présence ou non de nappes aquifères

3. Démarches administratives à réaliser

Pour le résidentiel unifamilial à Bruxelles, les installations géothermiques sont le plus souvent des systèmes fermés peu profonds (sondes géothermiques verticales). Pour autant que la pompe à chaleur respecte certaines conditions (voir rubrique permis), ces systèmes ne nécessitent généralement aucune démarche spécifique si ce n’est la demande de permis d’urbanisme lié au forage. 

Pour les bâtiments de plus grande ampleur nécessitant une pompe à chaleur plus puissante, une déclaration ou un permis est généralement requis.

4. Solliciter des aides financières

Pour l’installation d’une pompe à chaleur pour le chauffage ou l’eau chaude sanitaire, il est possible de bénéficier de la prime Energie de la Région de Bruxelles-Capitale.

Informations disponibles sur :
http://www.environnement.brussels/thematiques/energie/primes-et-incitants/les-primes-energie-en-2017-la-continuite

5. Installer

L’installation d’un système géothermique requiert un savoir-faire et des compétences spécifiques afin d’éviter tout problème lors du forage et d’assurer la plus grande performance possible du système. Les différents intervenants (le chauffagiste-climaticien ou le bureau d’étude spécialisé dans le sous-sol ainsi que le foreur) doivent posséder de solides références. 

6. Entretenir

La pompe à chaleur est un équipement performant s’il est bien sélectionné, mis en œuvre et ensuite entretenu par un chauffagiste expérimenté chaque année. Les installations géothermiques sont aussi à surveiller régulièrement. En fonction du type de système, elles requièrent différents niveaux de suivi. 

Pour les systèmes fermés, les pompes de recirculation doivent être contrôlées annuellement et le liquide caloporteur dans les échangeurs doit être changé tous les 5 ans. 

Pour les systèmes ouverts, un monitoring plus avancé est nécessaire et permettra d’assurer la surveillance des puits et de l’aquifère (caractéristiques hydrodynamiques des puits, test de réinjection, niveau d’eau, débit, etc.)

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